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  • Qui n'a pas connu l'esclavage n'apprécie pas la liberté

    De façon étonnante, le libre marché est devenu pour le public le grand ennemi. La faute en incombe aux politiques, qui n'ont jamais apprécié ce système hors de leur contrôle, qui échappe par nature (ou devrait échapper) à leur juridiction, et dont ils n'ont surtout aucun profit à en retirer. Et le fait qu'avec les années, qu'avec pas mal de mauvaise foi et de manipulations, ils sont parvenus à faire adopter cette pensée par le public. J'ai encore pu m'en rendre compte il y a quelques jours, à l'occasion d'un congrès à Bonn en Allemagne, où j'ai rencontré quelqu'un défendre un propos effarant : l'idée que le libre marché serait en fin de compte la source de la crise actuelle. Inutile de dire, pourtant, qu'un Brésilien tiendrait probablement un propos assez différent ! En effet, de son point de vue, la croissance phénoménale de son pays est le fruit du libre marché. Et en réalité, au jour d'aujourd'hui, beaucoup de pays pauvres le sont encore parce qu'ils ne jouissent pas encore assez de libre marché ! Franchement, le Mexicain moyen régresserait-il tellement s’il avait l’opportunité de choisir sa compagnie de téléphone avec le libre marché ? Non, je ne pense pas. Et l'agriculteur africain ne s'en porterait lui aussi que mieux si l'Union Européenne optait réellement pour le libre marché, c'est-à-dire si elle mettait un terme aux subventions affectées à sa propre agriculture européenne. Et l’agriculteur congolais, de son côté, serait sans doute intéressé à l'idée d'avoir un tracteur à lui, sans qu'il ait à craindre de se le voir confisquer à tout moment pour une raison foncièrement abusive. Pour beaucoup de gens, davantage de libre marché constitue donc un rêve. Celui de pouvoir choisir où l’on veut aller et pouvoir vendre librement, sans qu'il y ait intrusion des autorités à tout bout de champ. Finalement, et ce congrès à Bonn m'a une fois encore conforté dans cette idée, ce sont tout particulièrement les occidentaux qui contestent l'utilité du libre marché. Cette révulsion s’exprime de multiples manières. L’une d’entre elles est le protectionnisme comme moyen de protéger les citoyens et les entreprises contre la concurrence effroyable des autres pays. Mais la vérité est que cette concurrence « effroyable » profite à tout le monde, avec un plus grand choix et à des prix inférieurs ! Retrouvez toutes les infos sur le site de l’agence séminaire en Allemagne qui a organisé ce colloque.

  • L'héritage de la guerre de l'Afghanistan

    Ton Koene, célèbre photographe néerlandais, a photographié pendant trois ans les Afghans victimes de mines terrestres. Ses clichés reflètent les atrocités de plusieurs décennies de guerre et les souffrances d’hommes entraînés contre leur gré dans ces conflits. Pendant trois ans, Ton Koene s'est rendu sans aucune escorte militaire dans les contrées les plus reculées du pays pour "parler à des gens ordinaires vivant dans une situation désespérée". Dans une interview exclusive à la chaîne RT, le photographe a raconté que la population d'Afghanistan restait très affectée et continuait à vivre dans la peur. "En Afghanistan, au moins 10 millions de mines terrestres sont encore enfouies un peu partout dans le sol. Chaque jour, les habitants marchent sur des explosifs qui risquent de sauter à tout moment. Forcément, ce sont les enfants et les femmes, se rendant au marché ou au puits en quête d'eau potable, qui sont les plus vulnérables. Même après tant d'années de conflit, la guerre continue de faire des ravages", a-t-il fait remarquer. Transformé en un véritable champ de mines, l'Afghanistan est un pays "qui a appris à côtoyer la mort tous les jours", a relevé Ton Koene. "Les gens sont confrontés à l'absence totale de sécurité. Personne n'est protégé contre des attaques éventuelles de talibans, les guerres intestines et les affrontements sans merci entre les terroristes et les forces spéciales de l'Otan. Sans oublier la corruption qui prospère dans ce pays", a-t-il expliqué. L'Afghanistan étant l'un des pays les plus pauvres du monde, peu d'habitants peuvent s'acquitter des sommes nécessaires pour payer des soins de santé. Différentes organisation caritatives et organisations de défense des droits de l'homme fournissent de l'aide pour soutenir ce peuple. L'organisation la plus active est le Comité international de la Croix-Rouge. Le CICR a même ouvert un centre de réadaptation physique à Kaboul, la capitale, dans lequel les personnes blessées par l'explosion d'une mine peuvent recevoir des prothèses et un accompagnement qui leur permettra d'apprendre à vivre avec leur handicap et à profiter de la vie comme n'importe quelle autre personne. Il est très rares qu'une armée, quelle qu'elle soit, tienne un plan précis de l'endroit où chaque mine a été enterrée. Les missions de déminage s'avèrent longues et fastidieuses, sans garantie d'éradication totale de ces engins explosifs. Dans le cas de l'Afghanistan, ces travaux de déminage sont compliqués par les tensions et les attentats qui continuent de secouer le pays, ce qui signifie que les gens continuent à vivre dans la peur, susceptibles de marcher, peu importe le jour ou l'heure, sur une mine antipersonnel.

  • Dark Vador en Islande

    La ville de Reykjavik a décidé de rebaptiser l’une de ses rues en l’honneur de Dark Vador, personnage de la saga cinématographique Star Wars. Le maire de la capitale islandaise a également proposé de numéroter les immeubles de cette rue, située dans une zone industrielle, d'après l'ordre de sortie des épisodes de la saga: d'abord du numéro 4 au numéro 6, puis du 1er au 3e, rapporte Iceland Magazine. La rue en question devrait recevoir le nom de Svarthöfð. Signifiant "tête noire" en islandais, et c'est surtout le nom local du fameux Dark Vador. La décision a été adoptée mercredi et devrait être effective après avoir été entérinée par le conseil municipal. L'idée vient d'un habitant qui l'avait déposée il y deux ans sur un site internet de la municipalité. Dark Vador, ou Anakin Skywalker, est le personnage central de la saga cinématographique Star Wars, conçue par George Lucas. Enfant et jeune adulte, dans les épisodes I, II, III, il porte le nom d'Anakin Skywalker. Par la suite (fin de l'épisode III et, dans la trilogie originale, les épisodes IV, V et VI), il est Dark Vador. Cette transformation d'Anakin en Vador constitue un point majeur de la saga.