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  • L'incentive aux fourneaux

    La direction de mon entreprise est soucieuse de garder intacte la motivation de ses différents services, et elle nous propose ainsi ponctuellement des incentives de toutes sortes. Ces événements font qu'au fil des années, je suis en un sens devenu un régulier dans ce domaine. Tout récemment encore, la boîte a proposé à mon équipe un incentive culinaire. Ce dernier a eu lieu à Chamonix et a été très bien accueilli par tout le monde. J'avais déjà fait un atelier gastronomique il y a deux ans, et j'avais déjà considéré à l'époque que cela avait abouti à des résultats tangibles. Cuisiner est pourtant loin d'être une passion, en ce qui me concerne. Au quotidien, j'évite même autant que possible de cuisiner. Mais c'est bien ce qui montre que les ateliers culinaires sont efficaces. Car lorsque je suis amené à cuisiner dans ce genre d'animation d'entreprise, il en va tout autrement : j'apprécie réellement de cuisiner. A cela, plusieurs raisions. En premier lieu, j'ai remarqué que le fait de cuisiner est idéal pour se découvrir les uns les autres. Quand on se retrouve par exemple à dix pour préparer des recettes qu'on ne connaît pas, la discussion s’engage assez naturellement. Et lorsque l'organisation est bien pensée (et elle l'est souvent), il y a souvent un stand pas loin pour apprendre à préparer des Bloody Mary et d'autres joyeusetés. Et bien entendu, après un verre ou deux, la conversation s'engage encore plus facilement. Ces animations culinaires sont aussi pour moi un moment particulier où les hiérarchies sont remplacées par l’esprit d’équipe. En cuisine, les connaissances individuelles n'entretiennent a priori pas de rapport avec la situation dans la grille hiérarchique de l’entreprise : de simples employés peuvent ainsi commander leurs patrons le temps d'une soirée parce qu'ils ont le savoir-faire culinaire. Cette situation nourrit à mon sens l'esprit d'équipe, étant donné que chaque participant peut comprendre l’intérêt de l’entraide durant l'atelier. Tout ça fait que les ateliers culinaires sont d'après moi l'un des thèmes qui marche le mieux dans le cadre d'un incentive. Je vous mets en lien l'agence qui a organisé cet incentive, si vous voulez vous faire votre propre opinion. Il s’agit de l’agence incentive à Chamonix.

     

  • L'émergence de la classe moyenne mondiale

    Des compagnies produisant des biens de consommation se font racheter par des investisseurs. Et ce n'est pas par philanthropie. JAB Holding Company a quelque chose avec le café. Cette entreprise luxembourgeoise a acheté au début du mois de décembre 2015 Keurig Green Mountain, une société spécialisée dans la torréfaction et la vente de café, pour 13,9 milliards de dollars. Auparavant, la compagnie avait investi dans Intelligentsia Coffee & Tea (du café), Douwe Egberts (du café néerlandais) ou encore Caribou Coffee (toujours du café). Forbes explique que si ces achats peuvent donner à JAB, une entreprise qui se «spécialise dans les investissements à long terme», une puissance certaine en maîtrisant toute la chaîne du café, de la production à la vente, ce n'est pas la seule raison. Car JAB, comme d'autres investisseurs, mise aussi sur les préservatifs, le détergent, les condiments. Pourquoi? Pour anticiper «l'émergence de la classe moyenne mondiale», selon Forbes. Selon Euromonitor, cité dans l'article de Forbes, la croissance des dépenses de consommation dans les marchés émergents des pays en développement va aller trois fois plus vite de 2015 à 2030 que dans les marchés développés: «Une tendance toute aussi bonne pour le café, le détergent et la bière», annonce Forbes. En 2013 déjà, Warren Buffett s'était associé au fond 3G Capital pour racheter Heinz, le groupe connu pour sa sauce ketchup, selon cette logique. Un achat à 28 milliards de dollars pour «un potentiel de croissance fort et soutenable, basé sur des standards élevés de qualité»,

  • Notre vie

    La durée ordinaire de la vie humaine comme influant peut-être plus profondément sur cette vitesse qu'aucun autre élément appréciable. En principe, il ne faut point se dissimuler que notre progression sociale repose essentiellement sur la mort; c'est-à-dire que les pas successifs de l'humanité supposent nécessairement le renouvellement continu, suffisamment rapide, des agens du mouvement général, qui, habituellement presque imperceptible dans le cours de chaque vie individuelle, ne devient vraiment prononcé qu'en passant d'une génération à la suivante. L'organisme social subit, à cet égard, et d'une manière non moins impérieuse, la même condition fondamentale que l'organisme individuel, où, après un temps déterminé, les diverses parties constituantes, inévitablement devenues, par suite même des phénomènes vitaux, radicalement impropres à concourir davantage à sa composition, doivent être graduellement remplacées par de nouveaux élémens. Pour apprécier convenablement une telle nécessité sociale, il serait superflu de recourir à la supposition chimérique d'une durée indéfinie de la vie humaine, d'où résulterait évidemment la suppression presque totale et très prochaine du mouvement progressif. Sans aller jusqu'à cette extrême limite, il suffirait, par exemple, d'imaginer que la durée effective fût seulement décuplée, en concevant d'ailleurs que ses diverses époques naturelles conservassent les mêmes proportions respectives. Si rien n'était changé, du reste, dans la constitution fondamentale du cerveau humain, une telle hypothèse déterminerait, ce me semble, un ralentissement inévitable, quoique impossible à mesurer, dans notre développement social. Car, la lutte indispensable et permanente, qui s'établit spontanément entre l'instinct de conservation sociale, caractère habituel de la vieillesse, et l'instinct d'innovation, attribut ordinaire de la jeunesse, se trouverait dès-lors notablement altérée en faveur du premier élément de cet antagonisme nécessaire. Par l'extrême imperfection de notre nature morale, et surtout intellectuelle, ceux mêmes qui ont le plus puissamment contribué, dans leur virilité, aux progrès généraux de l'esprit humain ou de la société, ne sauraient ensuite conserver trop long-temps leur juste prépondérance sans devenir involontairement plus ou moins hostiles à des développemens ultérieurs, auxquels ils auraient cessé de pouvoir dignement concourir.