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  • Balade en F1

    Lorsque j'étais gosse, je tenais à ma montre comme à la prunelle de mes yeux : je la regardais tout le temps, comme si le fait de la regarder me permettait de contrôler le temps. Et au fil des années, cette passion temporelle s'est muée en fascination pour la vitesse. Cela m'a par exemple poussé, le week-end dernier, à faire un baptême de F1 sur le circuit de Abbeville. Cette promenade ébouriffante m'a fait réfléchir à ce qui me remuait tellement dans la vitesse. Au fond, je suis persuadé que cet émerveillement est attaché à l'idée d'espace. La vitesse rétrécit en effet la carte du monde, et je dois dire que c'est quelque chose qui me fascine totalement. A la manière d'un jeu où il faut réunir les points numérotés pour faire apparaître un dessin, la vitesse aide à relier les lieux et permet à chacun de découvrir quelque chose de nouveau. Ce qui était auparavant le bout du monde devient de fait, soudain, atteignable. Cette idée de vitesse est selon moi un pivot central de l'évolution humaine. Pour ne prendre qu'un exemple, l'apparition du chemin de fer américain a aussitôt fait passer le pays dans une nouvelle époque. Internet a le même effet que ce train, car il permet à chacun de parler avec des individus de façon instantanée, par delà l'espace qui peut les séparer. La technologie, plus que tout, réduit les distances. Et cela a bien sûr un impact direct sur notre manière de réfléchir : au plus notre horizon se restreint, au plus nous voyons large. Alors oui, c'est vrai : si l'on écoute le JT tous les jours, il y a vraiment de quoi douter de l'humanité et de son avenir. Mais si l'on se focalise un tant soit peu sur cette notion de vitesse, l'on a alors une vision plus complète de notre évolution, et l'on relève que d'excellentes choses nous attendent, par delà les heurts de l'Histoire... Pour finir, je vous recommande chaudement ce baptême en F1, si vous êtes comme moi un fada de vitesse : les sensations qu'on peut avoir à l'intérieur sont vraiment renversantes ! Voilà le site où j'ai déniché mon stage à Abbeville, si ça vous intéresse. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste du stage Formule 1.

  • Le Qatar ne pliera pas sous la pression

    Le ministre des Affaires étrangères du Qatar a indiqué, samedi, que son pays rejetait la liste de 13 demandes formulées le 22 juin par l'Arabie saoudite, Bahreïn, l'Égypte et les Émirats arabes unis. Il a assuré rester ouvert au dialogue. Le Qatar ne pliera pas. Pas de la façon dont l’Arabie saoudite ses alliés le souhaitaient, en tout cas. Le ministre qatari des Affaires étrangères, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, a jugé, samedi 1er juillet à Rome, que les 13 exigences formulées par l’Arabie saoudite étaient "faites pour être rejetées", tout en assurant rester ouvert au dialogue. L'Arabie saoudite, Bahreïn, l'Égypte et les Émirats arabes unis ont rompu le 5 juin leurs relations diplomatiques avec le petit émirat, l'accusant de soutenir le terrorisme et de se rapprocher de l'Iran chiite, grand rival régional du royaume saoudien. Ils ont ensuite formulé, le 22 juin, une liste de 13 demandes assorties d’un ultimatum de dix jours, parmi lesquelles la fermeture de la chaîne de télévision Al Jazeera, la réduction des relations avec l'Iran, ainsi que la fermeture d'une base militaire turque au Qatar. Même si répondre favorablement à ces demandes lui permettrait de mettre fin à son nouvel isolement économique et diplomatique, le Qatar a donc rejeté samedi ces demandes, estimant qu'elles "empiètent" sur sa souveraineté. L’émirat rejette par ailleurs les accusations de soutien au terrorisme. "Nous pensons que le monde n’est pas gouverné par ultimatum, nous pensons que le monde est gouverné par le droit international, par un ordre qui ne permet pas que les grands pays intimident les petits", a insisté Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, des propos rapportés par Al-Jazira. Le Qatar joue depuis le début de ce conflit la carte de l'apaisement et appelle à "un dialogue ouvert et honnête". Le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, que Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani venait de rencontrer, a offert l’aide de son gouvernement en vue de "contribuer à toute initiative destinée à restaurer le dialogue et abaisser les tensions". Le Koweït a lui aussi entrepris une médiation pour désamorcer la crise, tout comme les États-Unis.