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Balade en Swift

Au pays des Renault Clio, Peugeot 208 et Citroën C3, il est difficile de tirer son épingle du jeu, même lorsqu’on est une petite voiture accessible, moderne et gracieuse. Depuis 2004, la Suzuki Swift est tout de même parvenue à se constituer une clientèle de fidèles qui apprécient son joli minois et ses qualités de modèle urbain, en particulier son rayon de braquage réduit, voire sa version à quatre roues motrices, très appréciée des montagnards. La troisième génération, qui vient d’être commercialisée, conserve son allure générale – on ne change pas un style qui plaît – mais arrondit ses angles et épaissit ses épaulements pour muscler sa ligne et s’inscrire dans l’air du temps, quitte à quelque peu rentrer dans le rang. Cette présentation plus « athlétique » (dixit Suzuki), avec une calandre élargie et des découpes plus nettes, est aussi censée contribuer à élargir son recrutement, jusqu’alors très majoritairement (65 %) féminin. Suzuki a supprimé le diesel du catalogue. Un carburant dont la part dans les ventes de la Swift est, en France, passée en sept ans de 55 % à 5 %. Contrairement à la plupart de ses rivales, la Swift ne cède pas à l’inflation des cotes. Au contraire, elle a été très légèrement raccourcie pour ne pas dépasser 3,84 m, bien en deçà de ses principales rivales, et sa hauteur a été abaissée alors qu’en largeur elle gagne 4 cm. L’allongement du porte-à-faux ménage l’habitabilité, correcte sans plus, alors que le coffre – point faible des précédents modèles – progresse de 54 l pour atteindre 265 l. Conçue sur une nouvelle plate-forme, la petite Suzuki s’allège de quelque 100 kg et ne dépasse pas 900 kg sur la balance. Un tour de force qui se ressent au volant, même si la direction n’est pas d’une précision diabolique, et surtout sur les niveaux de consommation. Sur un itinéraire mixte (ville, route, autoroute), notre modèle d’essai équipé du très vif trois-cylindres essence turbocompressé d’un litre de cylindrée (111 ch) n’a pas dépassé une moyenne de 4,5 l aux 100 km. Grâce soit rendu à l’efficace boîte de vitesses automatique à six rapports qui remplace avantageusement l’ancienne transmission à variation continue, spécialité japonaise peu adaptée au type de conduite européen mais que les autres marques japonaises s’entêtent à nous infliger. La Swift est également disponible avec un 1,2 l essence quatre cylindres développant 90 ch. Ces deux mécaniques, sur lesquelles il n’y a pas grand-chose à redire, sont aussi proposées en version hybride « light », curieusement disponible – pour l’instant – avec la seule boîte de vitesses manuelle. Cette variante bon marché, qui, selon la marque nippone, peut réduire jusqu’à 1 l aux 100 km la consommation en ville, équipe déjà 55 % des Swift de nouvelle génération livrées en France, essentiellement auprès de clients résidant dans de grandes agglomérations. Signe des temps, Suzuki a supprimé le diesel du catalogue. Un carburant dont la part dans les ventes de la Swift est, en France, passée en sept ans de 55 % à 5 %. La version à quatre roues motrices, qui a coupé l’herbe sous le pied de la Fiat Panda, a bien sûr été maintenue. Au printemps sera lancé un dérivé « sport » de 140 ch dont la mission – comme c’est le cas pour la Fiat 500 Abarth ou de la Mini Cooper S – consistera à attirer une clientèle plus « virile »… Avec une gamme aussi fournie, en moteurs comme en transmissions, la petite marque japonaise peut en remontrer à ses concurrents européens. Il lui reste, malgré tout, des progrès à réaliser en matière de confort et de qualité de présentation à l’intérieur de l’habitacle, encore un tantinet spartiate.

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