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Le télépathe - Page 3

  • quel décisions pour la durabilité du transport

    La décision publique ne se prend pas à un instant donné. C’est un long cheminement fait de négociations et de concertations, de confrontations d’informations, dans lequel le substantiel nourrit le procédural. Plusieurs travaux du Predit favorisent l’aggiornamento des outils d’aide à la décision. Il convient de citer d’abord les recherches sur le calcul économique, menées principalement par les GO 1 et 11. Elles concer nent la validité interne du calcul économique (prise en compte de nouvelles variables de choix) mais aussi sa validité externe (sa place effective dans la prise de décision : critère central ou élément de discussion parmi d’autres) au regard de la nouvelle donne du débat public. À travers les questions de monétarisation des nuisances, les GO 3, 5 et 7 répondent également à ces interrogations. Dans le même esprit, l’élaboration (projets en cours) d’indicateurs de développement durable contribue au nécessaire ajustement à effectuer entre les méthodes d’évaluation et les orientations des politiques publiques. Des études de modélisation, quant à elles, fournissent des instruments d’aide à la décision locale permettant de tester des scénarios de politiques de transport dans les aires urbaines, comme Mobisim système multi-agents (GO 1) ou le modèle d’interaction transport – urbanisme Simbad (GO 11). L’élaboration des Schémas de Cohérence Territoriale devrait profiter rapidement de ces apports méthodologiques. La science politique insiste sur l’importance de la phase d’implémentation (est-ce le mot juste que celui-là emprunté au vocabulaire de l’informatique ?), où se réinventent les politiques publiques à l’aune de leur appropriation par ceux qui les mettent en oeuvre. C’est aussi là que se jouent le succès des innovations et la cohérence de la politique. Ce type d’analyse suppose du côté de la recherche la mobilisation de spécialistes de sciences politiques, du côté du terrain l’acceptation d’un travail d’introspection. Ces deux conditions ne restent que partiellement remplies au sein du Predit. Certains projets de recherche-action avec des collectivités locales (articulation entre Scot et PDU, politiques tarifaires) autorisent quelque espoir en ce sens.

  • Junkie de kéro

    Il y a peu, j'ai fait quelque chose qu'on n'oublie pas : j'ai accompli un vol en avion de chasse dans le ciel de Champagne. Un moment prodigieux que je n'oublierai sans doute jamais, dussé-je vivre cent cinquante ans. Mais je dois dire que j'ai été assez surpris par la violence des sensations en vol, notamment durant la partie voltige : j'ai même dû me cramponner pour ne pas faire un black-out ! Pourtant, je pensais connaître par coeur les sensations que je pourrais éprouver là-haut. J'avais lu tous les retours d'expérience que je pouvais trouver le sujet, et je pensais savoir exactement ce que j'allais vivre. Mais vous savez quoi ? Il y a une énorme différence entre voir la vidéo d'un quidam dans un avion de chasse et être à la place de ce quidam. Soudain, l'on comprend pourquoi le gars en question semblait crispé et avait le teint livide ! C'est une vérité que nous avons tendance à perdre de vue, ces dernières années. Nous passons aujourd'hui tellement de temps cramponnés à nos écrans que nous en négligeons le monde réel et ses contingences. Non, en fait, c'est même pire : nous sommes tellement soumis au virtuel que lorsque nous vivons une chose dans le monde réel, nous ne la vivons plus entièrement pour elle-même : notre premier geste est de la partager en ligne. Nous ne vivons plus vraiment l'instant pour l'instant, mais pour l'instant d'après : celui où la communauté va féliciter et commenter l'aventure ! Nous sommes des junkies des réseaux sociaux cherchant leur dose de likes. Ce qui est le plus désolant, au final, c'est que tout le temps que nous donnons à cette vie virtuelle, tout « le temps de cerveau disponible » que nous lui accordons, c'est autant de temps que nous passons à ne pas vivre le « ici et maintenant ». On peut réellement dire que nous vivons une époque démente. Bref, c'était mon petit sermon du jour. :-) Sinon, j'ai adoré ce vol en avion de chasse. Je vous mets en lien le site où j'ai dégoté mon vol à Reims, si vous vous sentez d'humeur aventureuse. En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste reconnu de ce baptême en avion de chasse à Reims.

  • Balade en Swift

    Au pays des Renault Clio, Peugeot 208 et Citroën C3, il est difficile de tirer son épingle du jeu, même lorsqu’on est une petite voiture accessible, moderne et gracieuse. Depuis 2004, la Suzuki Swift est tout de même parvenue à se constituer une clientèle de fidèles qui apprécient son joli minois et ses qualités de modèle urbain, en particulier son rayon de braquage réduit, voire sa version à quatre roues motrices, très appréciée des montagnards. La troisième génération, qui vient d’être commercialisée, conserve son allure générale – on ne change pas un style qui plaît – mais arrondit ses angles et épaissit ses épaulements pour muscler sa ligne et s’inscrire dans l’air du temps, quitte à quelque peu rentrer dans le rang. Cette présentation plus « athlétique » (dixit Suzuki), avec une calandre élargie et des découpes plus nettes, est aussi censée contribuer à élargir son recrutement, jusqu’alors très majoritairement (65 %) féminin. Suzuki a supprimé le diesel du catalogue. Un carburant dont la part dans les ventes de la Swift est, en France, passée en sept ans de 55 % à 5 %. Contrairement à la plupart de ses rivales, la Swift ne cède pas à l’inflation des cotes. Au contraire, elle a été très légèrement raccourcie pour ne pas dépasser 3,84 m, bien en deçà de ses principales rivales, et sa hauteur a été abaissée alors qu’en largeur elle gagne 4 cm. L’allongement du porte-à-faux ménage l’habitabilité, correcte sans plus, alors que le coffre – point faible des précédents modèles – progresse de 54 l pour atteindre 265 l. Conçue sur une nouvelle plate-forme, la petite Suzuki s’allège de quelque 100 kg et ne dépasse pas 900 kg sur la balance. Un tour de force qui se ressent au volant, même si la direction n’est pas d’une précision diabolique, et surtout sur les niveaux de consommation. Sur un itinéraire mixte (ville, route, autoroute), notre modèle d’essai équipé du très vif trois-cylindres essence turbocompressé d’un litre de cylindrée (111 ch) n’a pas dépassé une moyenne de 4,5 l aux 100 km. Grâce soit rendu à l’efficace boîte de vitesses automatique à six rapports qui remplace avantageusement l’ancienne transmission à variation continue, spécialité japonaise peu adaptée au type de conduite européen mais que les autres marques japonaises s’entêtent à nous infliger. La Swift est également disponible avec un 1,2 l essence quatre cylindres développant 90 ch. Ces deux mécaniques, sur lesquelles il n’y a pas grand-chose à redire, sont aussi proposées en version hybride « light », curieusement disponible – pour l’instant – avec la seule boîte de vitesses manuelle. Cette variante bon marché, qui, selon la marque nippone, peut réduire jusqu’à 1 l aux 100 km la consommation en ville, équipe déjà 55 % des Swift de nouvelle génération livrées en France, essentiellement auprès de clients résidant dans de grandes agglomérations. Signe des temps, Suzuki a supprimé le diesel du catalogue. Un carburant dont la part dans les ventes de la Swift est, en France, passée en sept ans de 55 % à 5 %. La version à quatre roues motrices, qui a coupé l’herbe sous le pied de la Fiat Panda, a bien sûr été maintenue. Au printemps sera lancé un dérivé « sport » de 140 ch dont la mission – comme c’est le cas pour la Fiat 500 Abarth ou de la Mini Cooper S – consistera à attirer une clientèle plus « virile »… Avec une gamme aussi fournie, en moteurs comme en transmissions, la petite marque japonaise peut en remontrer à ses concurrents européens. Il lui reste, malgré tout, des progrès à réaliser en matière de confort et de qualité de présentation à l’intérieur de l’habitacle, encore un tantinet spartiate.