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Le télépathe - Page 5

  • Les robots policier débarquent à Dubai

    Un robot Reem a été livré à Dubaï, dont la police devient la première au monde à intégrer dans ses rangs une machine humanoïde. Il s’appelle Reem et non pas Robocop. Le premier robot humanoïde à intégrer des forces de l’ordre n’a pas vocation à pourchasser et appréhender des criminels, comme le robot-flic surarmé du célèbre film de la fin des années 1980. Présenté par la police de Dubaï lundi 22 mai, Reem présente un profil beaucoup plus aimable et serviable. Il doit commencer, ces jours-ci, à aider les touristes et Dubaïotes dans des centres commerciaux et aux principaux points touristiques de l'émirat. Reem, développé par la société espagnole Pal Robotics, pèse 100 kg, mesure 1 m 70 et, monté sur des roulettes, peut se mouvoir à une vitesse de 3,5 km/h. Il porte le même képi que ses collègues de chair et d’os et va effectuer certaines de leurs tâches. Doté d’un écran tactile intégré à son torse, il est une sorte de policier de proximité qui peut orienter les badauds et leur fournir de vive voix, en arabe ou anglais, des informations de base telles que les adresses de lieux d'intérêt ou de services publics. En bon agent des forces de l’ordre, il peut également recueillir les signalements de crimes ou délits. Il est aussi possible de lui payer directement certaines amendes comme les contraventions. Telles sont les principales fonctionnalités de ce policier tout en boulons et algorithmes qui, dans sa version de base, coûte 185 000 euros. Mais Reem peut faire bien plus encore… et coûte alors plus cher. "Ce robot est avant tout une plateforme hautement personnalisable", explique Elisa Alston, porte-parole de Pal Robotics, contactée par France 24. Les autorités de Dubaï peuvent donc y ajouter des modules de leur cru. La police a indiqué qu’elle comptait notamment tirer profit des capteurs vidéo et sonore dont Reem est équipé. En théorie, la caméra intégrée au robot peut permettre de filmer ou photographier des passants, transmettre les clichés directement aux policiers reliés à son réseau, qui peuvent ensuite les comparer à des bases de données recensant des criminels répertoriés. Elisa Alston confirme que ce robot est doté "d'un logiciel de reconnaissance faciale et vocale", mais a refusé de préciser quelle utilisation en ferait Dubaï Elle assure que Pal Robotics n’a aucune intention de laisser qui que ce soit transformer Reem en véritable Robocop ou en serviteur dévoué d’un apprenti Big Brother. "Nous avons de strictes règles éthiques et nous n’acceptons, par exemple, aucun contrat à but militaire", explique-t-elle. La société espagnole refuse aussi que la moindre arme soit mise entre les mains de leur robot. Lors de sa création en 2011, Reem n’était d’ailleurs pas spécialement conçu pour renforcer les rangs de la police. D’autres clients de Pal Robotics l’utilisent à des fins beaucoup plus civiles. La banque australienne Commonwealth Bank, par exemple, cherche avec Reem à définir quel type de services bancaires (distribution d’argent, dépôt de chèques, information de compte) les robots pourront fournir aux clients dans le futur. Mais Dubaï a de vastes projets policiers pour les robots. "D'ici à 2030, nous voulons que les robots représentent 25 % de nos effectifs", a précisé Abdullah Bin Sultan, directeur du Future Shaping Center (Centre de recherche sur le futur) de la police de Dubaï. L'émirat espère que les Reem - ou des robots d’un autre fabricant - pourront rapidement effectuer la plupart des tâches d’un policier à l’accueil d’un commissariat. "L'idée des autorités locales est de pouvoir déployer les vrais policiers dans des zones où ils seraient davantage utiles", explique Elisa Alston. Aux robots, la paperasse, aux humains, l’action. Dubaï n’exclut cependant pas de laisser les robots aller sur le terrain, sans pour autant leur fournir d’armes. "Le but final est d’avoir un robot entièrement fonctionnel qui pourrait travailler comme un officier de police à part entière", a assuré à la chaîne américaine CNN Khalid Nasser Alrazooqi, directeur du département des services connectés de la police de Dubaï. Il reconnaît certaines limites technologiques qui rendent un robot beaucoup moins efficace qu’un policier humain. Leur manque d'adresse les rend actuellement inaptes à la poursuite de criminels. Dubaï n'est pas le seul pays à étendre le domaine de la lutte policière aux robots. Au Japon, un robot "shérif" ovoïde a été programmé, en début d’année 2017, pour suivre un criminel, laissant à un vrai policier le soin de procéder à l’arrestation. En septembre 2016, un robot démineur a été utilisé aux États-Unis pour désarmer un suspect lors d’un face à face avec la police californienne. Une progressive robotisation de la police semble donc en marche. Un phénomène qui soulève des problèmes qui sont autant moraux – où placer la ligne rouge de ce qu’un robot policier a le droit de faire ? – que légaux. En effet, "lorsque des policiers humains font des erreurs, ils peuvent être punis par la loi, mais comment sanctionner un robot qui cause des dommages involontaires ?", se demande Chrissie Lightfoot, créatrice de Lisa, un robot avocat, interrogée par CNN.

  • A Bergen

    Toujours plus moche. Voilà le slogan de cette présidentielle. J'ai eu l'occasion d'en discuter un peu, lors d'un voyage de groupe à Bergen en Norvège que j'ai fait juste avant le premier tour. Et tout le monde savait que si nous nous retrouvions avec un duel Macron-Le Pen, les coups voleraient bas. Mais pas à ce point. Le cas Whirlpool en est un parfait exemple. Le sujet est grave : on parle quand même de 280 personnes dont l'usine va être délocalisée en Pologne. Bref, un exemple de plus des maux de la mondialisation. Cette situation représente donc un enjeu capital pour ceux qui briguent l'Elysée. Pour Macron, c'était un sérieux problème. En revanche, la candidate tenait là une chance de briller. Mais la manière dont ces deux-là ont conduit cette affaire est tout à fait effarante. Que Marine Le Pen ose se pointer à l'improviste sur le site de Whirpool pour une séance de selfies est tout à fait indécent, car c'était une pure opération de com' dépourvue de fond. Marine Le Pen n'en avait rien à faire des salariés, et elle leur a tenu un discours totalement surréaliste. Pire que tout, Macron a ensuite été contraint de réagir et d'aller à l'usine, où il a évidemment été pas mal chahuté. Il a eu beau vouloir débattre du fond, le fait est que les gens qui ont découvert l'affaire au soir ont essentiellement retenu le bain de foule de la candidate. Parce que dorénavant, le président est élu plus sur la forme que sur le fond ! C'est tellement vrai qu'il n'est aujourd'hui plus possible de garder une vue d'ensemble des événements. Les résaux sociaux s'enflamment quand on dit, comme Jacques Attali, que la fermeture de Whirlpool est une anecdote à remettre en perspective. Pourtant, il n'a pas tort. Même si ce que subissent les employés est catastrophique, il reste qu'il s'agit seulement d'un événement négligeable. Il y a là, selon moi, un exemple parlant de la dérive politique actuelle : on condamne le politique à se concentrer sur le détail plutôt que de le laisser bosser à grande échelle. Ce n'est plus le président qui gouverne la France : c'est la communication. En tout cas, ce voyage de groupe en Norvège m'a bien plu. Si vous n'y êtes jamais allé, ça en vaut la peine ! Je vous mets en lien l'agence à laquelle j'ai fait appel, si vous voulez voir à quoi ça ressemble.

  • Dépistage du cancer

    À l'occasion de la semaine nationale de prévention et de dépistage qui se tiendra du 15 au 19 mai prochain, le Syndicat national des dermatologues-vénérologues (SNDV) a annoncé ce lundi 24 avril une nouvelle action de sensibilisation contre les cancers de la peau (carcinomes et mélanomes). Le carcinome cutané, qui touche la couche superficielle de la peau, est généralement de bon pronostic, mais souvent récidivant. Son incidence augmente régulièrement du fait de l'allongement de la durée de vie et des habitudes comportementales, en particulier l'exposition répétée au soleil. Quant au mélanome, il est plus rare (10% des cancers de la peau), mais aussi plus dangereux. Il "doit être détecté dès le début de son évolution pour permettre une prise en charge précoce" car "le seul traitement efficace" consiste en "l'ablation d'une tumeur débutante", note le SNDV. Avec 14.300 nouveaux cas estimés en 2015, c'est "le cancer pour lequel le nombre de nouveaux cas par an augmente le plus (10% par an depuis 50 ans)", souligne l''Institut national du cancer. Ainsi, dans un contexte où la fréquence des cancers de la peau est en perpétuelle augmentation au sein de la population française, près de 300 dermatologues ont accepté de mettre en place des tests de dépistage gratuits, directement au sein de leur cabinet. Pour pouvoir en bénéficier, il faudra impérativement prendre rendez-vous dès ce mardi sur le site dermatos.fr ou alors en appelant le numéro vert 0805 53 2017. Pour compléter ce dispositif, un camion de prévention parcourra 10 villes de Seine-et-Marne, "quelques structures" de centres médico-sociaux et de mutuelles seront ouverts, et des dépistages à distance seront aussi organisés.